« Pour connaitre la vérité, il faut revenir aux sources » Je ne sais plus qui a dit cette phrase, ou peut-être qu’elle est tout simplement de moi.
Alors demain 1er Mai : La fête du travail. La première image qui me vient à l’esprit quand je vois cette date est celle d’une dizaine de syndicalistes agitant des banderoles et clamant des slogans. Ce n’est pas ce que j’appellerais une fête, mais chacun s’amuse à sa façon. Cette image m’avait marqué quand j’étais petite et c’est à peine qu’elle a daigné laisser la place à une image de muguet, jolie petite fleure du printemps.
Aujourd’hui je reviens aux origines, et je cherche quelle est la raison qui a poussé une date banale du calendrier à une valeur aussi précieuse. Eh oui, Le travail c’est sacré. Voltaire et Sarkozy deux grands hommes, par le poids « intellectuel » et non par la taille surtout pour le second, seraient parfaitement d’accord avec moi.
Il m’est apparu qu’un 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200.000 travailleurs américains d’obtenir la journée de huit heures. En effet la journée serait divisée selon les « trois 8 » à savoir: 8 heures de travail, 8 heures de loisirs, 8 heures de sommeil pour l’ouvrier.
Et c’est la que la vérité m’est apparu, j’étais surexploitée, et pire encore, par moi-même . Et encore je ne suis qu’étudiante, et pourtant ma journée se répartit ainsi :
· Entre 6 et 14 heures d’études (cette estimation comprend les heures de cours habituels ainsi que les révisions, l’élaboration de rapports, ainsi qu’autres travaux liées aux études et que l’on doit effectuer chez soi)
· 2 heures de stress généralement avant de trouver le sommeil où on essaie de se rappeler si le résultat qu’on a trouvé dans le dernier contrôle est juste ou non, si on perdra pas nos moyens à cet oral en espagnol où n’importe quel autre langue où on essaie tant bien que mal d’aligner deux mots.
· 2 heures à essayer de s’amuser avec cette petite conscience qui vous en empêche car vous avez un tas de boulot à effectuer.
· 2 heures qui passe sans que l’on s’en rende compte, juste comme ça, et généralement elles ne sont pas incluses dans les heures de cours.
Ce qui fait généralement 6 heures de sommeil dans les jours les plus glorieux. Et dire que je trouve des fois même le temps d’écrire quelque chose sur ce blog.
Et pourtant on survivra, essentiellement parce qu’on a cet espoir que ce qu’on fait nous permettra d’être plus à l’aise un jour et que d’ici un certain nombre d’années on jettera le statut étudiant.
Autre chose, beaucoup moins drôle aussi mais qui a toutefois une relation avec le Travail : l’usine qui a brûlé à Casablanca : 54 morts, un certain nombre de blessés. Les accidents ça arrive, une cigarette jetée sur des produits inflammables ça arrive même si on devrait juger la personne qui a jeté ce mégot non seulement pour « incendie involontaire » mais aussi pour « stupidité accablante », j’ignore ci cette dernière est volontaire ou non. Mais ce qui est à la fois choquant et énervant est le fait que le patron fermait toutes les issues par peur que ses ouvriers ne volent des marchandises. Managers ne cherchez plus de solutions afin de diminuer la quantité de produits qui disparaissent. Quelqu’un a trouvé une solution radicale : Enfermez vos employés. Apparemment, c’est très efficace, je ne pense pas que les personnes mortes à cet incendie ont emporté avec eux ne serait-ce que du petit outillage.
Je ne peux m’empêcher de faire le lien avec mes cours d’histoire sur les conséquences de la révolution industrielles où les ouvriers se trouvaient sous-payés, et entassés dans les usines.
Ceci dit, je vous souhaite un joyeux 1er Mai, en espérant que vous allez en faire un bon usage. Parce que moi, comme dit l’adage, je fais ce qui me plait.